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Atavismes
RAYMOND BOCK
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Polygraphe, histoires, avril 2011, 240 p. — format : 13 × 20,95 cm
24,95 $ — ISBN 978-2-923400-83-9
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¶ EXTRAIT EN PDF
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Les personnages qu’on croise dans Atavismes ne sont pas des héros, même si on a pu dire le contraire de certains dont les noms sont passés à l’histoire. Découvreurs de pays et d’archives, têtes brûlées révolutionnaires, petits intellectuels désœuvrés, jeunes parents inquiets devant l’inconnu, coureurs des bois ou voyous de ruelle, tous devront trouver, chacun à leur manière, une issue hors d’un carrefour d’impasses.
Réalistes, fantastiques ou spéculatives, les histoires d’Atavismes, reliant les voix contemporaines à celles du passé, redessinent la carte d’une Amérique où la sauvagerie des forêts millénaires se mêle aux vertiges isolés de la grande ville. Dans ces nouveaux mondes, il n’est plus certain que la culture l’ait emporté sur la nature, et on ne sait plus si un héritage tient de la bonne ou de la mauvaise fortune, si on a eu raison de faire taire les chamans, si le temps est une ligne droite, une boucle ou une mèche où sifflent des étincelles.
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LA PRESSE
« Atavismes, excellent premier livre du Montréalais Raymond Bock, 30 ans, explore ainsi la litanie des révoltes matées, des effets sans cause, de la défaite-génome inscrite au coeur même de l'homme et du peuple québécois. Ces 13 «histoires» — un nombre souvent lié, on le sait, à la malchance —, on pourra les lire comme autant d'histoires individuelles. Mais elles se doublent souvent aussi d'une dimension collective et familiale aggravante. [...] Dans son acception la plus probable en lien avec les «histoires» de Raymond Bock — histoires qui cherchent à faire cracher à la réalité un sens qui s'échappe —, l'atavisme serait une «forme d'hérédité biologique de caractères psychologiques». La somme d'anciens échecs et de renoncements plus contemporains. Peut-être est-ce aussi un écho, qui sait, à cet article de 1965 («L'art de la défaite») où Hubert Aquin voyait dans la rébellion de 1837-1838 «la preuve irréfutable que les Canadiens français sont capables de tout, voire même de fomenter leur propre défaite»... Un livre sombre? Certainement. Mais au sens de profond et tragique. D'un noir lustré, dirons-nous, capable d'une belle densité et traversé malgré tout d'éclairs de confiance. »
— Christian Desmeules, Le Devoir, 16 avril 2011
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« Et, comme tout bon écrivain, c'est par l'écriture que Bock démontre le mieux ce sentiment de perte et de décadence, jouant sur les différents niveaux de langage au fil de ses histoires, démontrant ainsi sa virtuosité, mais aussi à quel point la forme en dit autant que le fond. C'est un premier livre — une surprise, une découverte — qui reste cependant coincé un peu de travers dans la gorge, comme la flèche d'un Indien, la corde du bourreau, ou tout bêtement cette détresse incompréhensible qui vous prend un soir devant la pauvreté d'une émission de télé... Raymond Bock est un écrivain à surveiller, mais c'est plutôt lui qui nous observe sans faire de compromis, d'un regard qui n'a rien oublié de la cruauté de nos origines. » ****
— Chantal Guy, La Presse, 20 mai 2011
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« Parce qu'il ne faut jamais oublier la violence des origines, malgré le confort et l'indifférence. Les nouvelles percutantes de Raymond Bock remontent le fil de l'histoire du Québec et démontent l'ADN de nos angoisses collectives. À lire en pleine tourmente du PQ... »
— Chantal Guy, La Presse, 23 juin 2011
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« En quelque deux cent pages et des poussières, Raymond Bock nous entraîne dans une série d’univers qui provoquent le questionnement, la réflexion, le doute. [...] Raymond Bock a plutôt décidé de plonger profondément dans la psyché québécoise, d’examiner à sa façon, en revisitant quelques fois des moments charnières de notre histoire, ce qui a contribué à façonner l’identité sociale et politique de ces Canadiens français venus défricher la terre vierge du Québec et endurer ses hivers impitoyables, pour être finalement transportés, quatre siècles plus tard, dans une société déracinée qui cherche toujours à savoir ce qu’elle fait en Amérique du Nord. »
— Hugo Prévost, pieuvre.ca, 12 mai 2011
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BLOGOSPHÈRE
« Je sais pas trop quoi dire sur ce livre, sauf que ça faisait longtemps que j'avais pas été aussi impressionnée, & par impressionnée je veux dire bouleversée & remuée & violemment secouée, par une première publication. Je suis triste que ce recueil de nouvelles ait pas reçu plus d'attention à sa sortie, mais je comprends aussi parce que c'est pas, je sais pas, particulièrement grand public. C'est un objet bizarre, souvent inquiétant, une quête d'identité qui se décline en histoires parfaitement contrôlées, aux phrases parfaites, travaillées, ouvragées, qui donnent envie de lire lentement, très lentement, juste pour le plaisir d'avoir en bouche une maîtrise si méticuleusement assurée de la langue. [...] Ça fait grandiloquent de dire ça comme ça, mais avec Atavismes j'ai eu l'impression de lire le premier volet de, je sais pas, une oeuvre, une vraie. & c'est pas quelque chose qui arrive très souvent. » *****
— Amélie Panneton, Goodreads, 14 juin 2011
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« Ce sont des récits pathétiques, froids, où les liens familiaux, les liens ancestraux sont des boulets. On revisite Octobre 70, l’arrivée dans les colonies, c’est un survol historique d’un Québec hivernal, hostile. Le passé est – sans jeu de mots – présent, même lorsque la nouvelle se passe dans notre époque actuelle. Ce sont des hommes qui s’expriment, des êtres souvent fatigués, désillusionnés. Il y a une rudesse dans ce livre, une masculinité bouleversante et bouleversée. »
— Myriam Daguzan Bernier, Ma mère était hipster, 13 oct. 2011
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